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COMMENT CONSTRUIRE UN VÉLO-TAXI CUBAIN

Par Carl Wallace / Affiché le 21 mars 2013

Taxi? Taxi? Taxi?? !!!!!!  À La Havane, les vélos-taxis sont partout. Athlètes imparables,  les pilotes transportent  touristes, Cubains et  marchandises aux quatre coins de  la bourdonnante ville. Dans une ville où chaque conducteur mérite chaque jour son insigne de commando, ils sont les guerriers de la route. Vendeurs perpétuels, ils offrent leurs services à tout le monde, qu’on semble ou non avoir besoin d’un d’un taxi.

À titre d’icône havanais, le conducteur de vélo-taxi se retrouve tout en haut, au même niveau que le mojito, les vieilles voitures américaines et le coco taxi. Mais que dire de leurs véhicules? Une équipe de recherche universitaire a-t-elle  jamais analysé le monde technique du vélo-taxi, et l’ingéniosité derrière cette merveilleuse invention urbaine? Probablement pas.

Ce taxi est doté d’une chaise de cuisine soudée comme siège et d’un puissant klaxon.

Klaxon triple fantastique

Comme beaucoup de choses à Cuba, l’atelier  est juste là, dans la rue ou dans une cour à côté. La fabrication et la réparation de vélos-taxis se fait en continu. Après tout, ces taxis parcourent chaque jour des kilomètres de chaussées tumultueuses. L’expérience, comme quiconque a déjà été à bord d’un tel véhicule l’attestera, consiste en un martèlement constant, tant pour les passagers que pour  l’équipement.

J’ai récemment eu l’occasion de voir un vélo-taxi tomber dans une fosse de construction sur l’Avenida Italia. Le conducteur se dépoussière, les spectateurs redressent la bicyclette et il repart aussitôt. Ni le pilote ni le vélo n’ont subi de dommages. Ainsi donc, un élément clé de la configuration de la bicyclette est certes sa solidité, mais les miracles de construction ne s’arrêtent pas là. Pratiquement tout ce que vous pouvez imaginer peut servir à construire un meilleur taxi, depuis les pièces automobiles jusqu’aux chaises de cuisine. Puis, pour ajouter à son attrait, il est peint et personnalisé.

D’après mes observations, il ya deux configurations de base pour le châssis. La première utilise la bicyclette originale complète jusqu’à la fourche arrière, y compris le siège. L’autre utilise seulement le tiers avant d’un vélo pour ensuite construire une place  arrière incluant dossier et rembourrage, un peu comme le siège du passager sur une Harley.

 

À partir de ces deux variantes, tout est possible. Certains vélos conservent le frein conventionnel sur la roue avant, mais la plupart disposent d’un mécanisme de freinage plus important sur l’essieu arrière. Certains ont des sonnettes de vélos ordinaires, alors que d’autres ont des klaxons alimentés même par des pompes hydrauliques. J’ai récemment vu un vélo qui recycle l’effort utilisé pour actionner les freins dans un cylindre de stockage capable ensuite d’alimenter le  klaxon. La conduite, quant-à-elle, va du guidon de vélo classique  au  volant de voiture  jusqu’à un système pignon et crémaillère adapté, mis en place sur une beauté particulièrement hi-Tech récemment observée.

La signalisation et la décoration n’ont pas de limites. Quand il pleut, rideaux et fenêtres se déplient tout d’un coup à partir du  toit; des objets religieux parsèment les ailes;  enseignes et panneaux publicitaires sont apposés n’importe où.

La prochaine fois que vous êtes à La Havane, prenez le temps d’apprécier le génie qui anime  ces taxis et vous verrez qu’à Cuba, où les pièces neuves sont  rares, il n’y a pas de limite à l’ingéniosité mécanique.

Carl Wallace

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