); Gay Art and lifestyle: Sex in the City in Havana | Visit Cuba

La Havane gaie

Sexe dans la Cité à La Havane

Par John Waterhouse / Affiché le 10 janvier 2013

La file d’attente à l’extérieur de la Galería La Acacia rappelait davantage la cohue pour se procurer des billets pour le prochain concert de reggaeton ou pour le plus couru des films du Festival de La Havane, ou encore pour un  frénétique solde d’après-Noël (si une telle chose existait à La Havane). En fait, on faisait la queue pour voir l’exposition d’art la plus branchée de La Havane depuis des années: un déploiement d’art homo-érotique assemblé sous la houlette du curateur Píter Ortega.

Parmi la foule, bon nombre d’artistes et de célébrités cubaines telle Mariella Castro, de même que quelques personnalités de la communauté diplomatique, dont les Norvégiens qui supportaient activement l’événement.

 

 

 

 

 

 

Le programme met en vedette des artistes de réputation internaltionale comme Roberto Fabelo, Rocío García, Duvier del Dago, Humberto Díaz, René Peña, Jorge López Pardo, et Adonis Flores, tout comme de plus jeunes dont les œuvres émergent actuellement sur les réseaux d’art mondiaux: Lancelot Alonso, Stainless, Yenisley Yanes, Tai Ma Campos, Álvaro José Brunet, William Acosta, et Julio Ferrer entre autres. L’idée derrière ce recoupement des générations est de stimuler le dialogue autour du discours artistique homosexuel sous toutes ses facettes: gai, lesbien, bisexuel et transgenre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Píter a rassemblé des artistes qui s’expriment traditionnellement à travers cet univers érotique particulier et d’autres qui ont pour ainsi dire sorti leur travail homo-érotique du garde-robe. Je suppose que nous avons tous un morceau d’homo-érotisme en nous! Bien qu’obscènes et irrévérencieuses, les pièces ont toutes en commun un impact visuel et émotionnel fort. Les observateurs qui se demandent où l’érotisme tombe dans la pornographie pure et simple sont appelés à considérer en quoi consiste exactement cette frontière floue. Nous sommes tous après tout sept teintes de gris.

Pour tout dire, après tout le machisme cubain et l’attitude négative du gouvernement passé à propos de la communauté gaie, la communauté LGBT de Cuba n’est maintenant plus juste tolérée mais se retrouve activement impliquée dans les arts et les projets culturels les plus provocants et dynamiques qui soient. Étrange, pour un pays où les citoyens sont notoirement politiquement incorrects, qu’il semble y avoir face à cette communauté beaucoup plus d’acceptation et d’intérêt et beaucoup moins d’indignation que l’on pourrait imaginer.

L’exposition s’est ouverte le 18 janvier et s’étend jusqu’à la fin de février (aux heures régulières d’ouverture de la galerie: du  mardi au vendredi de 9:00 à 18:00, et les samedis de 9:00  à 16:00). Vous avez donc plein de temps pour faire face au choc. Un petit conseil : laissez les enfants à la maison.

John Waterhouse

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