); Golf in Varadero | Visit Cuba

Endroits où rester

G.O.L.F. – Jouer au golf à Varadero

Par Brian Lloyd French / Affiché le 19 décembre 2012

Au début de la nouvelle année, ma chérie et moi étions à la recherche d’une destination chaude pour parer à l’hiver le plus froid, le plus laid et le plus enneigé depuis le début du réchauffement planétaire.

Comme à chaque fois que le mot  voyage revient sur le sujet  (j’avoue ne pas être un joyeux voyageur), je réponds avec ce mot de quatre lettres : C.U.B.A.

Mais après un peu de discussion, nous venons à un accord sur cet autre mot de quatre lettres : G.O.L.F.

Et voilà ma chérie qui se met à pitonner sur son clavier, et nous nous retrouvons avec les deux mots. Eh oui, elle a déniché un forfait tout compris très abordable, qui comprend à la fois golf et Cuba. Qui l’eût cru ?

En effet, Cuba n'est pas reconnue comme la plus bourgeoise des destinations. Les Cubains parviennent à peine à s'asseoir autour de la télé chaque deuxième dimanche d’avril pour regarder la finale du Masters, et je doute que les Cubains possèdent collectivement plus de 14 bâtons de golf. Mais il reste que, comme on peut le constater sur ces photos historiques, Fidel et le Che ont tout de même pris le temps, une fois la révolution dans le sac, de frapper quelques balles.

Et même si peu d’entre nous songeraient à apporter leurs outils de malheur sur une si grande distance alors que plages, bars et musique nous interpellent à tout instant, il reste qu’il y a, à Cuba, un terrain de golf. Un très bon terrain de golf. Eh oui !
Au Melia Los Americas de Varadero

L’hôtel est coté 5 étoiles cubaines, autrement dit, un 3 étoiles partout ailleurs. Mais les chambres supérieures de la nouvelle section sont excellentes pour Cuba, le buffet est meilleur que d’habitude et l’alcool est comme il est à Cuba : plein de bon rhum et, en gros, de mauvaises imitations de tout le reste. Chaque soir, ils réussissent à dénicher une et une seule bouteille de vrai Cointreau (ou d’un semblable), bouteille qui disparaît très rapidement, évidemment.

Les restaurants avec réservations sont potables. On trouve sushi et teppanyaki au restaurant japonais,  le grill à poissons est meilleur, et la salle à manger continentale dispose d’un formidable trio à cordes pour accompagner les côtelettes d’agneau bien grillées.

Le golf, lui, est… super! Sauf pour les verts. C’est comme si quelqu’un, dans son infinie sagesse, avait  décidé de recouvrir les verts de sable de plage, de sable très très salé. Ça donne un gazon assez dénudé, avec d’énormes taches chauves. Mais il semble que ce soit comme ça que l’on fasse les choses à Cuba. Quelqu’un a donné l’ordre et d’autres ont obéi. Et hop !

Le 8ième trou à Varadero

Le parcours lui-même est mémorable. Le 8ième trou est un par 3 de 200 verges qui longe la mer des Caraïbes, et qui traverse une vallée (qui recueille les balles trop courtes pour les renvoyer 100 verges sur la droite) vers un green surélevé au bord d’une falaise. Un trou magnifique qui pourrait facilement s’intégrer à Pebble Beach.

Le 18e trou est un par 4 de 450 verges qui longe le bord d’une falaise sur toute sa longueur. On part d’un tee surélevé en visant un green minuscule perché au bout des alizés. Les coups d’approche trop courts feront rouler votre balle une centaine de verges en arrière jusqu’au bas de la colline. Tout simplement un des meilleurs trous de golf sur la planète – en tout cas un des meilleurs parmi les cinq cents terrains que l’auteur de ces lignes a essayé.

Quelques notes : 1 / Le golf n’est pas vraiment gratuit : vous devez payer 35 $ pour une voiturette. 2 / Les balles de golf sont ridiculement cher: 7 $ chacune (sauf que,  puisque vous êtes à Cuba, vous pouvez aussi en acheter des usagées que vous offrent des enfants à  5$ la douzaine). 3 / Tant qu’à y être, profitez du bar au dernier étage de l’ancien domaine Du Pont.

 

Brian Lloyd French est né dans l’Est du Canada, a étudié la littérature anglaise à l’Université du Nouveau-Brunswick et s’est en général assez bien débrouillé avec des gens beaucoup plus intelligents que lui. Auparavant, il était chroniqueur pour un des journaux les plus importants du Canada.

Il est l’auteur de « Mojito » www.mojitonovel.

Bookshelf. 

Brian Lloyd French

Brian Lloyd French was born in Eastern Canada and studied English Literature at the University of New Brunswick and generally interacted quite well with some much smarter people. He was previously a columnist for one of Canada's largest circulation newspapers.

He's author of "Mojito" www.mojitonovel.com

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